Histoire

Histoire de l’Etablissement

A l’origine, un homme, un prêtre de Reims, ST J.B. De La Salle (1651 – 1719)

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Au XVII siècle, J.B. De La Salle est « saisi » par la grande pénurie d’instruction dont souffre la majorité des jeunes de son époque. Attentif à cette détresse humaine et spirituelle, il crée des écoles pour éduquer les enfants pauvres et leur annoncer l’évangile. Il se consacre aussi à la formation des maîtres, les réunit en communauté et leur donne le nom de Frères des Ecoles Chrétiennes. Monsieur de La Salle au début du XVIIIe Siècle fonde des écoles à Alès, aux Vans et à Uzès. C’est 35 ans après sa mort, en 1754, que les Frères des Écoles Chrétiennes ouvrent leurs premières classes dans le presbytère de la Cathédrale de Nîmes. Ils sont appelés par les autorités de la ville : l’évêque de Nîmes Mgr Becdelièvre, le Procureur Général au Conseil Supérieur, David Plauchut et le Capitaine au régiment de Bourbon, Pierre Baudan. A la veille de la Révolution Nîmes compte trois écoles de Frères. En 1791 les frères, refusant de prêter serment à la Constitution Civile du Clergé, sont contraints de fermer leurs écoles.

En 1817, après 26 ans d’absence, ils reviennent à Nîmes sollicités par le Marquis de Vallongue, maire de Nîmes. Successivement, des classes s’ouvrent dans de nombreux quartiers de la ville : rue Jean Reboul, sur les paroisses St. Charles, St. Baudile, Ste Perpétue et St. François de Sales. En 1835, les Frères scolarisent 1500 élèves dans vingt classes. Le succès des Frères en matière d’éducation incite l’administration pénitentiaire à solliciter leur concours. En 1842 trente-sept frères sont installés par les autorités civiles et militaires à la Maison Centrale de Nîmes. Innovation fâcheuse qui dure environ six ans ; les Frères ne sont pas préparés à ce genre de travail alors que les cours d’adultes ouverts pour les ouvriers ont beaucoup plus de succès. Malgré les remous qui ponctuent le XIXe Siècle, les Frères continuent leur mission d’éducateurs populaires. Les années 1870 1880 marquent l’apogée de leur travail. En effet, environ 2.000 élèves répartis dans 7 écoles sont pris en charge par 46 frères.

En 1881, les lois de laïcisation des écoles obligent les autorités de la ville à expulser les Frères des écoles communales. Une majorité d’entre eux part pour Avignon. C’est l’occasion pour la population de la ville de manifester son attachement aux frères. Plus de 20.000 personnes, contrôlées par la gendarmerie et le bataillon, les accompagnent à la gare. Entre temps un ancien élève Marc Milliarède fonde l’association des anciens élèves qui compte 1.200 membres en 1904 et aide les Frères dans les moments difficiles. Dès cette époque, l’ oeuvre des Frères renaît par la création des écoles libres : rue Bossuet, rue Flamande, rue l’ Agau, rue Chassainte. En 1904, on compte 42 frères qui enseignent à 1.200 élèves répartis dans 7 écoles. Cette année là les lois de la République menacent encore une fois les écoles chrétiennes. Elles interdisent aux Frères d’enseigner. En 1907, il n’ y a plus d’école de Frères à Nîmes. Le Frère Théomède, directeur, avec un groupe de frères, trouve asile au Collège St. Stanislas.

En 1929 le Frère Paul et le Frère Jean se détachent de St. Stanislas pour ouvrir deux classes rue St. Gilles. Sous l’impulsion du Frère Paul la Communauté peut s’installer dans un nouveau bâtiment rue Charlemagne en Août 1934 et la Chapelle est inaugurée le 26 Mai 1935 par Mgr Girbeau. Le Frère Louis fait l’acquisition d’un immeuble rue Bossuet et rue Rivarol. Le Frère Lucien fait construire 20 classes préfabriquées rue Bossuet qui sont inaugurées en 1965. Conscient des valeurs éducatives du sport, il fonde en 1964 le Club Olympique Lasallien. Aujourd’hui le C.O.L. avec ses 350 licenciés est le club de foot ball amateur le plus important de la ville.

Pour permettre à l’école primaire et au Collège de se développer des contacts sont pris avec les Soeurs de Besançon pour transférer le primaire à l’école Barnouin rue Salomon Reinach. En septembre 1969, la rentrée se fait avec 432 élèves (filles et garçons) : 124 en deux classes maternelles et 308 en 12 classes primaires. Frère Lucien assure l’administration générale de l’école ; Soeur Agnès en est la directrice officielle. Les Frères en assurent la direction à partir de 1974 avec successivement les Frères Adrien Lavastre, Michel Fages et Henri Ollier. En 1994 Mme Josette Royo, une laïque, prend la direction de l’école qui compte 18 classes dont 5 classes maternelles et une classe d’adaptation, et scolarise plus de 500 élèves. Depuis la rentrée 2002, Monsieur Delord dirige l’établissement composé de 19 classes dont 6 classes maternelles, une CLIS et une classe d’adaptation. Au fil des années, les locaux sont aménagés et agrandis. Le Frère Henri Ollier est à l’origine de la restructuration des bâtiments du primaire avec la création de classes à l’étage dans les anciens appartements des frères et la réalisation d’un pôle administratif au rez de chaussée comprenant, accueil, secrétariat, bureau du directeur. Madame Royo poursuit dans cet esprit d’entreprise et d’amélioration de l’outil avec la construction d’une nouvelle maternelle composée de trois classes.

Quant au Collège, après le départ du primaire, il connaît son essor. L’augmentation des effectifs, le développement de classes spécialisées : CPPN, CPA, technologiques, SES exigent plus d’espace. En 1977 le Frère Robert achète les locaux de l’usine Reiser au 26 rue St. Gilles ; un gymnase, des ateliers et des classes y sont aménagés. Le Frère Imbert construit un nouveau bâtiment rue St. Gilles, rue Charlemagne, inauguré en 1992 par le Frère Pierre Saysset. A partir de 1994 M. Baldet dirige le collège qui compte 26 classes d’enseignement général de la 6ème à la 3ème, 2 classes d’Insertion et 3 classes d’éducation spécialisée pour un total de 800 élèves encadrés par 52 professeurs. En 2002, il est remplacé par M. Lagniez.

Durant l’été 2000, la Communauté des Frères quitte Nîmes. Toutefois, si les frères ne sont plus présents, des hommes et des femmes s’engagent, à la suite de St. Jean Baptiste de La Salle, à prendre en charge l’éducation des jeunes du 3ème millénaire..